Bonjour.
Depuis plus d'un mois, je discute avec les enfants et mon épouse des changements que je souhaite apporter dans nos habitudes de vie. Des changements qui ont pour but de réduire notre consommation totale d'énergies, de quelques natures qu'elles soient. Les enfants trouvent mes idées... disons rigolotes! Pour le moment!
Première idée. Je veux me débarasser de ma vieille voiture 1994. En lieu et place, le transport en commun.
Pourquoi? Demande le plus jeune en riant!
Pour réduire notre consommation d'essence. Tois tonnes de moins de gaz à effets de serre par année. Ce n'est pas rien!
Pour mon épouse, par contre, ce n'est pas drôle. Elle mesure l'impact de cette décision sur notre quotidien.
Les deux gars jouent au hockey! En même temps, Sandrine a du Karaté à l'autre bout de la ville. As-tu pensé à ça? Nous avons deux horaires de travail différents... dit-elle avec beaucoup d'assurance. C'est impossible! Ajoute-elle, pour être certain que le message passe bien.
Je relance : Si on ne change rien, on arrivera à rien! Il faut débuter quelque part! Je fais le premier geste. C'est moi qui n'aura plus de voiture. C'est moi qui prendra l'autobus. Nous avons deux voitures comme la plupart des Canadiens. Est-ce vraiment nécessaire?
OUI! Réplique-t-elle sans hésitation. Pourquoi cette question : me dis-je? Imbécile! Sa réponse était prévisible. Je suis découragé. En même temps, cette réponse démontre bien la résistence aux changements. On cherche toujours les arguments qui favorisent notre position. Et c'est ce que j'aime de mon épouse. En même temps, il y a une contradiction dans ses propos. Comme la plupart des Canadiens, elle dit que l'environnement, c'est important. Mais lorsque vient le temps de faire un geste concret... Là, c'est une autre histoire. C'est probablement le plus gros problème environnementale en ce moment. Notre résistence aux changements!
Je tente de la rassurer : Nous garderons la fourgonnette. Nous aurons tout de même une voiture à la maison. Nos parents n'avaient qu'une voiture et ils fonctionnaient très bien comme ça!
Voici venu le temps de l'argument économique. J'ai calculé des économies de $ 2 000 à $ 3 000 en essence, assurance, pneus, plaques d'immatriculation et réparations. Et c'est un minimum. Ce sera probablement beaucoup plus mais je préfère être conservateur!
L'argument frappe. C'est le silence! Être plus repectueux de l'environnement peut aussi nous faire faire des économies! Tentons l'expérience... Chérie. On verra bien! Une année. Ce n'est pas la fin du monde!
Le silence flotte toujours dans la pièce. Mais le regard, lui doute encore.
Je termine : Je t'aime!
A+

Salut Jacques et famille.
RépondreSupprimerVous êtes courageux d'affronter toute cette question de changements de comportements. C'est un défi important que vous vous êtes donnés et il y aura sans doute des hauts et des bas. Toutefois, sachez que votre engagement inspire!
Adopter des comportements plus soucieux de l'environnement, c'est-à-dire agir devant des problèmes environnementaux comme les changements climatiques, voilà un processus complexe mais nécessaire. Votre projet est noble et le citoyen commun de la communauté commune vous regarde. Félicitation d'agir!
Michel Léger
Étudiant au PhD en éducation relative à l'environnement, Université de Moncton